Canicules éreintantes, sécheresses, inondations et incendies à répétition, restrictions départementales d’eau, une forêt française en perte de vitalité… Le réchauffement climatique, nous y sommes. Deux textes, tous deux soumis à consultation depuis cet automne 2024, déploient les stratégies du gouvernement en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation, de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le troisième Plan d’adaptation nationale au changement climatique (PNACC3) propose 51 mesures pour préparer les territoires et protéger les populations face à l’emballement climatique.
La Stratégie bas-carbone (SNBC) en est, elle aussi, à sa troisième version. Elle fixera des plafonds d’émissions de GES à ne pas dépasser par période de 5 ans et vise la neutralité carbone du pays pour 2050. Les deux textes sont les feuilles de route d’une stratégie double à tenir face à la crise du climat : s’adapter et atténuer. Pour comprendre ces deux notions du vocabulaire du changement climatique, nous avons fait appel à Magali Reghezza-Zitt, géographe, ancien membre du Haut Conseil pour le Climat et spécialiste des risques naturels, de la vulnérabilité aux catastrophes et des questions de résilience et d'adaptation des territoires et des sociétés.
Atténuation et adaptation sont deux démarches incontournables et complémentaires contre le changement climatique. L’atténuation agit sur les causes du changement climatique, le cumul des émissions de gaz à effet de serre (GES) générés par l’humain depuis la période préindustrielle (1850-1900). L’adaptation, elle, vise à protéger les populations et les écosystèmes des effets du réchauffement climatique. Les deux modes d’actions ne s’opposent pas ; ce n’est pas une voie plutôt que l’autre, mais la combinaison des deux. "Aujourd’hui, nous savons ...
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