Le goût sucré s’est imposé dans notre alimentation moderne, souvent sans que nous en ayons pleinement conscience. Une étude publiée en mars 2024 par l'Observatoire de l'alimentation de l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) révèle que 77 % des 39.101 produits alimentaires étudiés et vendus en supermarché contiennent au moins un ingrédient sucrant ou un composant au goût sucré.
L’omniprésence de cet ingrédient, en particulier dans les boissons, constitue une source majeure d’excès calorique, notamment chez les jeunes. En France, l’étude Esteban (Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition) révèle qu’un tiers des enfants consomment plus d’un demi-verre de boisson sucrée par jour, la limite recommandée.
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Les conséquences sur la santé sont bien documentées : une consommation régulière de ces breuvages sucrés augmente le risque de diabète de type 2, d'obésité, de maladies coronariennes et de stéatose hépatique non alcoolique (Nash). Le sucre est par ailleurs un facteur de risque majeur pour les caries et l'érosion dentaire.
L’impact social de cette situation est tout aussi préoccupant. Selon une note du ministère de l’Économie publiée en 2016, le coût social de la surcharge pondérale serait comparable à celui du tabac et de l’alcool, soit 20 milliards d’euros en 2012. Et encore, cette étude ne prenait en compte ni le coût des vies perdues, ni celui de la perte de qualité de vie.
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