Qu’est-ce que la soumission chimique, phénomène jusqu’alors méconnu et révélé par le procès hors norme des « viols de Mazan » ? Ce fléau, en recrudescence, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins, soulève des enjeux de dépistage, de prévention et de justice. Les initiatives annoncées visant à sensibiliser les soignants, soutenir les victimes et faciliter l’accès aux tests répondront-elles efficacement face à l'ampleur de ce fait de société ?

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    Le procès des « viols de Mazan » braque les projecteursprojecteurs sur la soumission chimique, une pratique méconnue du grand public mais aussi des soignants. La victime, Gisèle Pélicot, a été livrée sexuellement, durant près de 10 ans, à des inconnus, par son mari qui la droguait à son insu. C'est un procès hors norme, avec 51 accusés, 92 viols comptabilisés, dont les premiers remontent à 2011. Le procès des « viols de Mazan », qui se tient à Avignon jusqu'au 20 décembre 2024, jette une lumièrelumière crue sur la soumission chimique. Dominique Pélicot est accusé d'avoir drogué son épouse Gisèle Pélicot, durant près de 10 ans, afin de la livrer sexuellement à des inconnus.

    Dans une enquête du centre d’addictologie de Paris avec le soutien de l’ANSM (Agence nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé), la Dr Leïla Chaouachi, pharmacienne, livre cette définition : « La soumission chimique est l'administration à des fins criminelles (viols, actes de pédophilie) ou délict...
    [Courte citation de 8% de l'article original]