« Voici pourquoi le Royaume-Uni ne finira pas comme le Canada en matière d'aide médicale à mourir »

Gideon Salutin - Express - 26/11
L'expert politique Gideon Salutin de la Social Market Foundation partage son analyse du projet de loi sur l'aide à mourir.

Comment pouvons-nous légaliser l’aide médicale à mourir pour ceux qui souffrent et sont sur le point de mourir sans mettre en danger la vie d’autres personnes vulnérables ? La députée Kim Leadbeater a tenté de trouver cet équilibre en publiant le texte de son projet de loi légalisant l'aide médicale à mourir pour les personnes ayant moins de six mois à vivre.

Bien que l’éligibilité soit strictement limitée, les détracteurs craignent que le projet de loi de Leadbeater ne soit que le bout du fossé et que d’ici peu, nous pourrions voir les handicapés, les malades ou les personnes âgées contraints de mettre fin à leurs jours.

Écoutez ces arguments assez longtemps et le Canada apparaît généralement. Mon pays d’origine a légalisé l’aide à mourir en 2016. Depuis lors, il a acquis une réputation de réglementation laxiste, de garanties minimales et d’éligibilité élargie.

Ces critiques sont exagérées : une grande majorité des décès assistés au Canada surviennent pour des cas justifiables dans le cadre d’un processus raisonnable. Pourtant, il existe des problèmes, et ils sont suffisamment importants pour susciter une opposition significative au projet de loi de la part de ceux qui y voient le point de départ ...
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