Avec Donald Trump, le sens même des mots est à négocier. Que veut-il réellement dire lorsqu’il promet de « construire un mur » ? Quand il s’engage à mettre fin à la guerre russo-ukrainienne en un jour ?
Ses partisans disent qu’ils ne le prennent pas au pied de la lettre mais au sérieux – mais qui décide de ce qu’est « sérieux » ? L’ambiguïté même peut faire partie de l’attrait de Trump. Il y a quelque chose d’exaltant dans le sens où l’on est en négociation exclusive avec le président pour définir la réalité. C’est comme s’il vous accueillait dans les coulisses de l’émission de télé-réalité politique jusqu’à la salle de réunion discrète où le sens est créé.
Ainsi, les pro-palestiniens et les partisans de l’annexion de la Cisjordanie par Israël ont voté pour Trump, chacun parfaitement conscient qu’il jouait au foot avec l’autre, mais chacun espérant pouvoir conclure un accord avec lui. Pendant ce temps, les dirigeants de Moscou, de Kiev et du monde entier se demandent comment ils vont donner un sens à la promesse de Trump de mettre un terme à l’un des plus grands conflits en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Trump parle de « la paix par la force », de « gagner » et...
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