La 29e conférence des Nations unies sur le changement climatique a adopté plusieurs décisions, dont la principale a fixé aux pays riches l’obligation de financer 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour soutenir la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique des pays en développement. Retour sur les quatre principaux points de l’accord conclu cette nuit du samedi 23 au dimanche 24 novembre 2024.
C’était le point le plus attendu du sommet : combien 23 pays développés et l’Union européenne, désignés en 1992 comme responsables historiques du changement climatique, devront-ils fournir aux pays en développement ?
« Au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 », répond l’accord de Bakou, établissant ce « nouvel objectif quantifié collectif » en remplacement du précédent de 100 milliards par an. C’est deux fois moins que ce que réclamaient les pays en développement, et un effort très réduit si l’on prend en compte l’inflation, ont fustigé les ONG.
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« Les pays développés montrent la voie » pour atteindre ce montant, selon la formulation du texte, ce qui signifie que d’autres peuvent participer. Le texte prévoit que la contribution des pays riches provienne de leurs fonds publics, complétés par des investissements privés qu’ils mobilisent ou garantissent, ou par des « sources alternatives », ce qui signifie d’éventuelles taxes mondiales, toujours en cours de réflexion (sur les grandes fortunes, l’aviation ou le transport maritime).
Ces 300 milliards sont censés...
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