En 2021, une campagne d'observations automatisée a commencé à dresser la carte en 3D la plus complète jamais réalisée des galaxies du cosmos observable. Les astrophysiciens derrière cette campagne, utilisant un instrument baptisé Desi, viennent de livrer les résultats des analyses que l'on peut tirer de la première année d'observations, cinq étant prévues. La théorie de la gravitation d'Einstein a été testée à une échelle sans précédent ainsi que la théorie de l'énergie noire qui pourrait varier dans le temps.

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    Régulièrement, des travaux portant sur l'énergie et la matière noirematière noire occupent le devant de la scène de l'actualité scientifique dans le domaine de l'astrophysique et de la cosmologie. Le grand public sait sans doute que l'énergie noire est une explication proposée pour rendre compte d'une accélération de l'expansion de l'espace du cosmoscosmos observable depuis environ 7 milliards d'années, alors que l'on s'attendait, avant sa découverte à la fin des années 1990, à mesurer une décélération depuis le Big BangBig Bang survenue il y 13,7 milliards d'années.

    La matière noire, quant à elle, permet d'expliquer l'existence des galaxies et des mouvementsmouvements anormaux des étoilesétoiles qui les composent, ainsi que des galaxies dans les amas de galaxiesamas de galaxies quand on calcule ces mouvements en se basant sur les distributions de matière composée de particules connues et ordinaires, les protonsprotons et les neutronsneutrons.

    Toutefois, matière noire et énergie noire pourraient aussi être des sortes d'épicycles, cachant le simple fait qu'il faudrait modifier la théorie de la gravitationgravitation relativiste, qui ne serait pas celle d'EinsteinEinstein : la théorie de la relativité généralerelativité générale dont la formulation finale a émergé à la fin de l'année 1915. Il existe de fait non seulement des théories alternatives à la gravitation selon Einstein, mais aussi selon NewtonNewton, dans ce dernier cas, il s'agit de la théorie avancée déjà au début des années 1980 par le physicien israélien Mordehai Milgrom dans le cadre de sa Modified Newtonian Dynamics, bien connue aujourd'hui par l’acronyme Mond.

    Présentation par Françoise Combes de son cours 2016-2017 : « Énergie noire et modèles d'univers ». La cosmologiste et astrophysicienne explique la problématique de l'énergie noire, ses solutions possibles et les programmes d'observations prévues pour résoudre l'énigme de sa nature. © Collège de France

    Les cosmologistes de la noosphère se sont dotés de plusieurs instruments pour tenter d'y voir plus clair, notamment le satellite EuclidEuclid et le télescopetélescope Vera Rubin sur Terre. Celui qui revient au grand jour aujourd'hui en ce mois de novembre 2024 est le Dark Energy Spectroscopic Instrument (Desi).

    Déjà, en avril 2024, Futura avait annoncé que Desi avait été utilisé par plus de 900 chercheurs issus de plus de 70 institutions à travers le monde gérée par le Lawrence Berkeley National Laboratory (Berkeley Lab), en Californie, pour révéler la carte en 3D de la distribution des galaxies la plus grande réalisée et surtout, livrant la détermination la plus précise de la vitessevitesse d'expansion du cosmos observable.

    C'était une avancée importante qui confirmait notamment l'existence de l’énigmatique tension de Hubble entre la détermination de cette vitesse, en utilisant les données de rayonnement fossilerayonnement fossile collectées par le satellite Plancksatellite Planck, et entre la détermination fournie par l'étude des supernovaesupernovae, notamment tout récemment encore par le prix Nobel de physique Adam Riess.

    Mais surtout, l'analyse de la carte, combinée aux analyses du rayonnement fossile rendues possibles par le satellite Planck et à celles des données concernant les supernovae SNSN Ia, laissait penser que l'énergie noire accélérant l'expansion du cosmos n'est p...
    [Courte citation de 8% de l'article original]