Les grilles en fer forgé du domaine Zabola s’ouvrent et une allée de châtaigniers s’étend devant moi. Au-delà d'eux se trouve un paysage serein de Transylvanie composé de collines, de lacs et de jardins entourant un grand château ocre jaune (qui possède les lits les plus confortables dans lesquels j'ai jamais dormi). Je me sens instantanément détendu : cet endroit, caché dans une vallée boisée des Carpates roumaines, est une oasis de rêve pour un week-end d'hiver, et un endroit où je suis déjà allé pour me reposer et me détendre.
Au cours des siècles passés, des gens de tout l'empire austro-hongrois, dont faisait autrefois partie la région de Covasna, entourant le village et le château de Zabola, venaient ici pour se soigner. La région, au-dessus d'un volcan endormi (dernière éruption : il y a 20 000 ans), possède des sources minérales bouillonnantes sous la surface, mais n'a jamais été aussi célèbre que les stations thermales de Bad Gastein en Autriche ou de Karlovy Vary en République tchèque, et reste donc abordable. Les chambres du Zabola vont de 80 à 300 € la nuit, avec des soins à partir de 30 €, tandis que le bus de la ville de Braşov à Covasna prend une heure et coûte moins de 20 €.
Après avoir été conduit à ma chambre, je commence ma retraite avec un gin tonic sur la terrasse du château (heureusement, l'ambiance ici n'est pas strictement sans alcool), en profitant de la légère chaleur d'un soleil d'hiver. La neige recouvre les sommets autour de nous, visible alors que je gravis la colline derrière le domaine jusqu'au...
[Courte citation de 8% de l'article original]