Washington a envoyé cette semaine un signal rassurant à Israël et à ses partisans : il ne trahira pas Israël dans les derniers jours du mandat du président américain Joe Biden.
Cette assurance s’est manifestée clairement dans deux mouvements cruciaux. Premièrement, les États-Unis ont opposé leur veto mercredi à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu inconditionnel à Gaza sans le lier à la libération des otages par le Hamas.
Deuxièmement, la Maison Blanche a fait pression sur les sénateurs démocrates pour qu’ils votent mercredi contre trois résolutions initiées par Bernie Sanders et visant à restreindre les ventes d’armes à Israël.
Ces résolutions ont été largement rejetées – 79-18, 78-19 et 80-17 – et le nombre croissant de démocrates votant pour des mesures préjudiciables à Israël est remarquable.
Mais pourquoi a-t-on craint en premier lieu que Biden puisse abandonner Israël au crépuscule de sa présidence ? C’est simple : un précédent historique.
Le sénateur américain Bernie Sanders (I-VT) s'exprime lors d'une conférence de presse concernant une législation qui bloquerait les ventes d'armes américaines offensives à Israël, avec les sénateurs Chris Van Hollen (D-MD), Jeff Merkley (D-OR) et Peter Welch (D- VT) au Capitole des États-Unis à Washington, États-Unis, le 19 novembre 2024. (crédit : REUTERS/Elizabeth Frantz)En décembre 2016, pendant la période de canard boiteux entre l'élection et l'investiture de Donald Trump, le président américain de l'époque, Barack Obama, a ordonné aux États-Unis de s'abstenir – et de laisser passer – la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui appelait à la fin des colonies en Occident. Banque, y compris Jérusalem-Est.
Cette résolution unilatérale et très critique déclarait que les colonies constituaient une « violation flagrante » du droit international et n’avaient aucune validité juridique. Depuis lors, ce...
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