Le fait de ressentir du dégoût face à des choses ou des situations spécifiques peut permettre de réduire l’exposition aux virus et aux bactéries.
Cliché typique de sitcom : un enfant particulièrement dissipé fait quelque chose pouvant paraître dégoûtant, comme ramener un chiot infesté de puces ou laisser des traces de boue dans la maison. Le père ne voit pas le mal mais la mère, assez inquiète, lance tout un protocole de décontamination. C’est à ce moment qu’éclatent les rires enregistrés.
Il s’avère que, au-delà des stéréotypes, existent des faits scientifiques : chez plusieurs espèces de primates, dont les êtres humains, les chercheurs ont constaté que les femelles adultes étaient plus sensibles à la saleté que les mâles.
Par exemple, les microcèbes murins (Microcebus murinus) et macaques japonais (Macaca fuscata) femelles sont plus susceptibles que les mâles de faire la fine bouche devant de la nourriture contaminée. Les femelles gorilles des plaines de l’Ouest (Gorilla gorilla gorilla) et babouins olives (Papio anubis), quant à elles, ont tendance à éviter leurs congénères souffrant d’infections cutanées.
Pourquoi une telle réticence ? Les scientifiques avancent que ce comportement peut réduire la morbidité incidente chez les femelles, qu’il s’agisse d’infections parasitaires ou sexuellement transmissibles.
Cécile Sarabian, docteure en écologie cognitive à l’Institut d’études avancées de ...
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