Cinq clés pour comprendre le conflit autour des élections judiciaires en Bolivie

Infobae - 17/11
Elles devaient être réalisées l'année dernière mais une série de recours n'a pas permis de respecter le délai. Maintenant que le processus est enfin enclenché, des échecs surviennent qui visent à interrompre le processus. Que se passe-t-il et quelles en sont les conséquences ?
Des manifestants protestent alors que des affrontements ont lieu entre les partisans du président Luis Arce et l'ancien président Evo Morales, à La Paz (EFE/Luis Gandarillas)

La Bolivie est l’un des rares pays à élire les autorités judiciaires des plus hautes juridictions au suffrage populaire. Il s'agit d'un mécanisme relativement nouveau dans le pays, il a été créé en 2009 avec la promulgation de la Constitution Politique de l'État (CPE) dans le but d'approfondir la démocratie et la participation citoyenne, et depuis lors, deux votes ont eu lieu, en 2011 et 2017, au cours de laquelle la majorité des voix ont voté nul ou blanc, ce qui suggère un mécontentement à l'égard du système de sélection ou une ignorance du processus.

Malgré les deux expériences ratées en termes de résultats, les élections judiciaires ont occupé l'année dernière le centre du débat politique en Bolivie. Dans cette note, nous expliquons cinq clés pour comprendre ce qui se passe, quelles sont ses implications et pourquoi c'est important pour le pays sud-américain.

La troisième élection devait avoir lieu au second semestre 2023 pour que les nouveaux juges puissent prendre leurs fonctions le 2 janvier 2024, mais plusieurs retards ont été générés dans le processus électoral. D'abord en raison de l'absence de consensus au sein de l'Assemblée législative plurinationale, où aucun parti ne ...
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