Le trumpisme, ou la jubilation du nihilisme

LePoint - 15/11
TRIBUNE. Pour la philosophe Laurence Devillairs, Trump n’est ni un démocrate ni un fasciste. Il incarne plutôt un rêve de puissance devenu réalité.

Nouvellement élu président des États-Unis, Donald Trump compose son gouvernement. Mais, déjà, rien n'est comparable à ce que fut son mandat précédent, en 2017. Son élection marque le début de la fin. Fin d'un monde, sans doute, mais surtout d'une forme de dignité de la politique. Il n'est pas seulement question de l'Amérique et des Américains. Il s'agit d'un possible désormais advenu, et qui sera très vite admis : qu'on puisse gouverner sans doctrine et sans souci de la vérité, on le savait. Désormais, on sait aussi que l'on peut diriger sans programme et fasciner sans idéologie.

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