Selon l’Assurance maladie, 4 millions de patients suivent un traitement contre le diabète. Un chiffre auquel il faut ajouter les 500 000 à 800 000 personnes qui ne se savent pas diabétiques. Maladie de l’insuline, le diabète a un impact considérable sur le quotidien des patients. Point complet.
Le diabète fait peur. En effet, il est souvent synonyme de complications potentiellement graves. En outre, comme toute maladie chronique, il rime avec discipline et contraintes. L’évolution des technologies a toutefois permis d’alléger les soins, selon le diabète dont on souffre.
La majorité des personnes diabétiques (93 %) souffrent d’un diabète de type 2 et 6 % d’un diabète de type 1. La dernière frange (1 %) concerne des diabètes gestationnels, rares ou secondaires à d’autres maladies, comme la mucoviscidose.
Le diabète est une maladie métabolique qui se définit par un taux de glycémie (taux de sucre ou glucose dans le sang) anormalement élevé. Et cela, de manière chronique. "Pour parler de diabète, il faut avoir une glycémie à jeun égale ou supérieure à 1,26 g/l, au moins deux fois de suite à deux mois d’écart", précise le Dr Jean-François Thébaut, porte-parole et vice-président plaidoyer de la Fédération française des diabétiques (FFD).
En guise de repères, il y a deux types de mesures, selon qu’on l’effectue à jeun ou après un repas : à jeun, une glycémie normale se situe entre 0,7 et 1,10 g/l tandis qu’un prédiabète oscille entre 1,10 et 1,25 g/l. Et après un repas ou une charge en glucose, elle ne doit pas dépasser 1,40 g/l – cette dernière mesure est surtout pratiquée chez la femme enceinte.
Cette augmentation de la glycémie, commune à toutes les formes de diabète, s’explique par un dysfonctionnement de la production ou de l’action de l’insuline, une hormone fabriquée par le pancréas, et singulièrement par les îlots de Langherans, véritable usine à hormones. "Le diabète est la maladie de l’insuline", résume notre interlocuteur.
L’insuline a une action de régulation de la glycémie. Elle est chargée de veiller au bon équilibre du taux de glucose dans le sang. "Elle permet notamment aux cellules musculaires d’utiliser ce glucose qui est leur carburant. Si l’insuline vient à manquer ou dysfonctionner, le glucose a du mal à être utilisé par les cellules, avec pour conséquence de rester dans le sang et, donc, de faire monter le taux de glycémie ce qui entraine une détérioration des tout petits vaisseaux -microcirculation", décrit le Dr Thébaut.
En cas d’excès de glucose, l’insuline intervient également pour stocker le surplus de sucre qui pourra être libéré, en cas de besoin, effort musculaire ou hypoglycémie, p...
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