Le 12 novembre 2015 en début de soirée, trois voitures ont quitté Charleroi en Belgique pour arriver quelques heures plus tard dans une maison louée en banlieue nord de Paris. Les occupants des voitures – ou « le convoi de la mort », comme ils l’appelaient – étaient des terroristes de l’État islamique qui, la nuit suivante, ont saccagé la capitale française. Trois ont attaqué le Stade de France, où se jouait un match amical de football entre la France et l'Allemagne. Arrivés en retard, ils se sont vu refuser l'entrée au stade et se sont fait exploser à l'extérieur.
Au même moment, un autre groupe a ouvert le feu sur des cafés et des bars du centre-ville. Deux membres se sont enfuis, tandis qu'un autre est entré dans un restaurant et a fait exploser son gilet suicide. Pendant ce temps, le trio restant est entré au théâtre du Bataclan, où 1 500 personnes assistaient à un concert du groupe de rock américain Eagles of Death Metal. L'attaque et le siège qui a suivi ont duré deux heures et demie et se sont soldés par la mort des trois terroristes. Dans toute la ville, 130 personnes ont été assassinées et des centaines d'autres blessées.
Cinq ans plus tard, à l’automne 2020, à la veille de la publication de son nouveau l...
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