Commission européenne : ce qu’il faut retenir de l’audition de Stéphane Séjourné

Ouest France - 12/11
Le candidat français à la Commission européenne est passé sur le gril du Parlement européen ce mardi. Il a dû répondre à des questions sur de très nombreux sujets, du fait de son vaste portefeuille. On a aussi assisté à des échanges tendus avec les élus d’extrême-droite français.

Stéphane Séjourné a fait face au feu des questions des eurodéputés pendant plus de trois heures au Parlement européen dans le cadre de son audition ce mardi 12 novembre pour devenir commissaire au sein de l’équipe d’Ursula von der Leyen pour la mandature 2024-2029.

Dans son introduction, l’ex-chef du groupe libéral au Parlement européen, Renew, et ex-ministre français des Affaires étrangères a d’abord annoncé qu’il allait faire preuve « d’humilité ». Il a tenté d’englober son très large portefeuille où il est censé superviser la « stratégie pour la prospérité et l’industrie » de l’Union européenne (UE).

Un intitulé qui regroupe à la fois la stratégie industrielle, mais aussi les PME et le marché unique, ce qui promet de très nombreuses législations à gérer, par exemple pour la production des voitures électriques.

Un discours maîtrisant l’ensemble de son portefeuille

S’exprimant dans son introduction en français, anglais et en espagnol, Stéphane Séjourné a d’abord légèrement savonné avant de retrouver son fil conducteur autour de plusieurs points : simplifier, « mais pas déréguler », et investir « plus stratégiquement ». Il a promis de lutter contre les difficultés de l’industrie européenne et a rappelé la nécessité d’une autonomie stratégique européenne. Des sujets très en phase avec le président français Emmanuel Macron.

Le candidat français a aussi promis dans les « 200 premiers jours » un pacte pour la politique industrielle, tout en gardant en tête un « réflexe PME ». Il a notamment rappelé que « notre politique industrielle doit pouvoir s’appuyer sur une stratégie pour un véritable marché unique, ce trésor sous-exploité. Les deux tiers des obstacles rencontrés par nos entreprises aujourd’hui sont les mêmes que ceux déjà connus il y a 20 ans. » Une déclaration en résonance avec les rapports d’Enrico Letta et Mario Draghi pour réformer l’Union européenne sans grand changem...
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