Marie Curie a réalisé certaines de ses œuvres les plus révolutionnaires sous un véritable plafond de verre et les particules toxiques qui tourbillonnaient en dessous l'ont finalement tuée. Ce que Dava Sobel veut nous transmettre dans ce récit résolument féministe de la vie de la grande femme, c’est que le plafond de verre métaphorique était tout aussi toxique pour la société sur laquelle il était imposé.
Chaque fois que la double lauréate du prix Nobel avait une nouvelle avancée à annoncer au monde, elle devait supplier un collègue masculin de la présenter à l’Académie scientifique française, qui excluait les femmes de ses rangs. Cette règle stricte a survécu à Curie, entravant à son tour sa fille Irène – une autre lauréate du prix Nobel – et lorsqu'une femme a finalement obtenu le statut de membre à part entière, en 1979, non seulement Marie et Irène étaient plus célèbr...
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