John Roberts a parié gros sur Trump et a gagné

Mark Joseph Stern - Slate US - 07/11
Le point d’interrogation qui plane sur la Cour suprême dans les années à venir est simple.

Il faut le remettre à John Roberts : le juge en chef a bien joué ses cartes. Depuis plus d’un an maintenant, Roberts a largement abandonné sa posture d’institutionnaliste, sans parler de modéré. Il a plutôt appuyé Donald Trump, rétablissant son contrôle sur la majorité qualifiée conservatrice de la Cour suprême. Ces actes apparents d’auto-préservation, apparemment entrepris en prévision d’un second mandat de Trump, se sont révélés être un pari judicieux. Il est facile d’imaginer une version antérieure du juge en chef passant les quatre années suivantes à perdre le contrôle de l’orientation de la Cour et à susciter la colère du public de Trump. L’itération actuelle de John Roberts n’a pas à craindre ce sort. Sa position d’apaisement, voire de capitulation pure et simple, face à une vision MAGA de la loi est sur le point de porter ses fruits.

Pour voir à quel point le juge en chef a changé, rappelez-vous le rôle qu’il a joué lors du premier mandat de Trump : le garde-fou inquiétant contre certaines des politiques et des griefs les plus extrêmes du président. Après que Trump ait condamné un « juge Obama » pour avoir statué contre son administration en 2018, Roberts a émis une rare réprimande publique, réprimandant le président pour avoir souillé le « pouvoir judiciaire indépendant ». (Trump a riposté sur Twitter, désireux de prendre le dernier mot.) En 2019, Roberts a voté de manière décisive pour bloquer une question sur la citoye...
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