Vendée Globe : la voile n'est pas si propre que ce que l'on pense, elle pollue même l'atmosphère

Sciences Et Avenir - 07/11
Le Vendée Globe n'est pas qu'une aventure humaine. C'est aussi une course mécanique qui émet énormément de gaz à effet de serre. De plus en plus de skippers remettent en cause les pollutions de leur sport.

Quarante skippers vont partir dimanche 10 novembre 2024 du port des Sables d’Olonne (Vendée) pour un tour du monde à la voile et en solitaire. La dixième édition du Vendée Globe va attirer en tout plus de 2 millions de spectateurs venus admirer sur les pontons de départ des monocoques de 18,28 mètres de long (60 pieds) appartenant à l’IMOCA (International Monohull Open Class Association), responsable du règlement technique de cette classe de bateaux.

Les fondamentaux de cette compétition n’ont pas changé depuis 1989, mais l’état d’esprit qui l’entoure est, lui, tourmenté. De plus en plus de membres de l’organisation, de skippers, d’architectes navals, et plus généralement de passionnés de la voile s’interrogent sur l’impact environnemental de la course au large. Ce sport mécanique continue d’émettre de plus en plus de gaz à effet de serre à rebours de la diminution exigée par l’accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique. Et un tabou vient de tomber : les "objets flottants non identifiés" (OFNI) qui heurtent trop souvent les navires sont des baleines, êtres vivants bénéficiant d’une protection internationale.

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