Mise à jour sur l'Iran, 5 novembre 2024
Carolyn Moorman, Johanna Moore, Annika Ganzeveld, Andie Perry, Siddhant Kishore, Ben Rezaei, Katherine Wells, Kelly Campa, Victoria Penza et Brian Carter
Date limite d’information : 14 h HE
Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et l’Institute for the Study of War (ISW) publient Iran Update, qui donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains. Cliquez ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW des opérations terrestres israéliennes. Cette carte est mise à jour quotidiennement aux côtés des cartes statiques présentes dans ce rapport.
Nous ne rapportons pas en détail les crimes de guerre parce que ces activités sont bien couvertes par les médias occidentaux et n’affectent pas directement les opérations militaires que nous évaluons et prévoyons. Nous condamnons catégoriquement les violations du droit des conflits armés et des Conventions de Genève ainsi que les crimes contre l'humanité, même si nous ne les décrivons pas dans ces rapports.
L’Iran Update donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran à l’étranger qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains. Il couvre également les événements et les tendances qui affectent la stabilité et la prise de décision du régime iranien. Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et de l’Institute for the Study of War (ISW) fournissent régulièrement ces mises à jour en fonction des événements régionaux.
Le CTP-ISW définit « l’Axe de la Résistance » comme l’alliance non conventionnelle que l’Iran a cultivée au Moyen-Orient depuis l’arrivée au pouvoir de la République islamique en 1979. Cette coalition transnationale est composée d’acteurs étatiques, semi-étatiques et non étatiques qui coopérer pour garantir leurs intérêts collectifs. Téhéran se considère à la fois comme faisant partie de l’alliance et comme son leader. L’Iran fournit à ces groupes différents niveaux de soutien financier, militaire et politique en échange d’un certain degré d’influence ou de contrôle sur leurs actions. Certains sont des mandataires traditionnels très sensibles aux orientations iraniennes, tandis que d’autres sont des partenaires sur lesquels l’Iran exerce une influence plus limitée. Les membres de l’Axe de la Résistance sont unis par leurs grands objectifs stratégiques, qui incluent l’érosion et éventuellement l’expulsion de l’influence américaine du Moyen-Orient, la destruction de l’État israélien, ou les deux. Poursuivre ces objectifs et soutenir l’Axe de la Résistance à ces fins sont devenus les pierres angulaires de la stratégie régionale iranienne.
Le Fatah tente d’étendre son contrôle sur la bande de Gaza après la guerre du 7 octobre, mais le manque de forces militaires pro-Fatah affiliées à l’Autorité palestinienne (AP) dans la bande de Gaza rendra cette tâche extrêmement difficile. Le Fatah et le Hamas se sont rencontrés au Caire ces derniers jours pour discuter de la gouvernance d'après-guerre dans la bande de Gaza et auraient convenu en principe de former un comité administratif pour gérer les affaires civiles, y compris l'aide humanitaire.[1] Le Hamas aurait exigé que les comités comprennent uniquement des employés civils de l'Autorité palestinienne et restent indépendants de l'Autorité palestinienne elle-même.[2] Le président du Fatah et président de l'AP, Mahmoud Abbas, a exigé en réponse au Hamas que le comité soit subordonné administrativement et financièrement à l'AP, sinon le Fatah n'accepterait pas un accord.[3] Aucun de ces plans ne conduira toutefois à un regain de contrôle de l’Autorité palestinienne sur la bande de Gaza. Les cellules de guérilla du Hamas restent actives dans toute la bande de Gaza, et ces cellules attaqueraient toute tentative de l’AP de remplacer le contrôle politique du Hamas par un contrôle politique de l’AP affilié ou dominé par le Fatah. Le Hamas continue probablement de croire que le contrôle de ces comités lui permettrait de préserver son influence dans la bande de Gaza.
Le Fatah considère probablement la mort du chef du Hamas Yahya Sinwar et l’affaiblissement de la position militaire du Hamas comme une opportunité de confronter le Hamas au sujet des efforts du Hamas pour maintenir le contrôle de la bande de Gaza. Un responsable anonyme de l’AP a noté que la mort du leader du Hamas Yahya Sinwar le 16 octobre a créé une ouverture pour de nouvelles discussions avec le Hamas ou pour des plans de gouvernance alternatifs pour la bande de Gaza d’après-guerre.[4] Il ne semble pas que le Hamas ait modifié sa position concernant le contrôle politique dans la bande de Gaza depuis la mort de Sinwar.[5] Le Hamas tente depuis longtemps de maintenir son contrôle ou son influence sur toute organisation politique d'après-guerre dans la bande de Gaza.[6]
Les forces israéliennes mènent une importante opération de nettoyage dans le nord de la bande de Gaza pour perturber les efforts de reconstitution des milices. Un correspondant de la radio de l'armée israélienne a rapporté le 5 novembre que Tsahal avait stationné ses forces le long de deux couloirs distincts au nord et au sud de la ville de Gaza, isolant le gouvernorat du nord de Gaza du reste de la bande de Gaza et la ville de Gaza du sud de la bande de Gaza et du nord de Gaza. Gouvernorat.[7] La 162e Division aurait stationné des forces le long d'un couloir allant du monument de la Flèche Noire, à l'ouest de Mefalsim, en Israël, jusqu'à la côte de Gaza.[8] Le couloir sépare Beit Hanoun, Beit Lahia et Jabalia de la ville de Gaza. L'armée israélienne a déclaré qu'elle avait l'intention de débarrasser complètement le nord de la bande de Gaza de tous les combattants palestiniens, en surface et sous terre. La 162e Division a indiqué avoir évacué environ 60 000 Palestiniens du nord de la bande de Gaza. Il reste environ 1 000 à 1 300 Palestiniens à Beit Lahia, « quelques centaines » à Beit Hanoun et « quelques centaines » à Jabalia. L'armée israélienne prévoit d'évacuer les Palestiniens restants du nord de la band...
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