Des nouvelles ont été ajoutées en tête de listes.
Remontez pour les voir.
Inscription à la newsletter
Restitution culturelle : pourquoi il faut repenser le moment colonial
Amy Niang - LePoint -
02/01
ANALYSE. Au-delà des restitutions annoncées, la nature des objets, notamment le contexte de leur collecte, est une occasion unique de questionner le fait colonial.
J’ai été très intriguée de tomber sur une exposition sur le navire La Marie-Séraphique au Musée de l’Or à Bogota. C’est que depuis quelques années, la Colombie, tout comme d’autres pays de l’Amérique latine, tente de revisiter l’histoire de l’esclavage à l’aune de l’émergence de mouvements qui luttent pour la reconnaissance des droits des Afro-Colombiens. L’exposition retrace le parcours du navire négrier nantais entre le 1er mai 1768 et le 27 juin 1969 alors qu’il transportait 315 esclaves africains entassés dans des conditions inhumaines, retournant en Europe avec à bord le profit de leur vente et un ravitaillement en café et sucre. Avec 4 350 expéditions répertoriées, la France fut la 4e puissance esclavagiste entre les XVIIe et XIXe siècles. Le port de Nantes était responsable de 40 % de ce trafic avec pour cadre législatif le Code noir.
Ce contexte peut servir de tableau de fond au débat actuel sur la restitution des artefacts africains à leurs pays d’origine. La question de la restitution repose directement et plus globalement celle du pillage humain, économique et culturel dont l’Afrique a fait, et continue d’ailleurs de faire, l’objet. Cela devrait donc être le début d’un débat, et no... [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...
🍪
Le modèle économique de notre site repose sur l'affichage de publicités personnalisées basées sur l'utilisation de cookies publicitaires. En continuant votre visite sur notre site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Politique de confidentialité