Cet article est issu du magazine Les Dossiers de Sciences et Avenir n°219 daté octobre/ décembre 2024.
C'est certain, le Soleil ne brille pas la nuit et le vent ne souffle pas à toute heure. L'argument est régulièrement avancé par les opposants aux énergies renouvelables : produites de façon discontinue, elles ne sauraient rivaliser avec les énergies nucléaire, thermique et hydraulique.
Pourtant, en 2030, éoliennes et panneaux photovoltaïques fourniront 55 % de l'électricité de l'Union européenne. Ainsi en ont décidé les 27 États membres lors de la révision de la directive sur les énergies renouvelables, le 9 octobre 2023. Et, en 2050, le monde s'appuiera principalement sur les énergies intermittentes. Le solaire et l'éolien s'insèrent déjà nuit et jour de manière stable sur le réseau, et une décennie d'investissements suffira pour que l'intermittence ne soit plus qu'un souvenir. Grâce au stockage de l'électricité et à la gestion de sa distribution.
L'équilibre de la distribution entre production et consommation, c'est en France le travail de Réseau de transport d'électricité (RTE). Un équilibre qui impose, depuis que le réseau électrique existe, qu'à chaque seconde les électrons se déplacent à la même fréquence : 50 hertz (Hz) sur tout le continent européen. Une soudaine défaillance de production, ne permettant pas de répondre instantanément à la demande, peut mettre en péril cet équilibre, provoquant a minima des perturbations sur les appareils éle...
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