ENTRETIEN. Ce sociologue alerte sur l’« épidémie » de burn-out parentaux avec la pensée positive

Ouest France - 27/10
Apparue à partir des années 1960, la pensée positive a progressivement imprégné nos sociétés. Mais pour le sociologue Gérard Neyrand, elle a généré, particulièrement au travers de la parentalité positive, des effets pervers à l’opposé des objectifs louables affichés.

Sociologue spécialisé dans l’analyse de la famille et des relations privées, Gérard Neyrand observe, depuis le début des années 1970, l’évolution de nos liens. Au terme d’une attentive analyse des origines et de l’impact de ce phénomène, il publie Critique de la pensée positive. Heureux à tout prix ? (éditions Érès, 2024).

Pourquoi vous être penché sur la pensée positive ?

J’ai observé les débuts de la psychologie positive mais, au départ, je n’y ai pas vraiment prêté une grande attention. Elle a commencé dans les années 1950, avec le pasteur américain Norman Vincent Peale, mais sa première version était la méthode Coué...
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