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Que reste-t-il des questions de responsabilité de Derrida?
Publié à 0h00 Le Devoir de... - Le Devoir -
26/10
Derrida n’a jamais cessé de remettre en question les présupposés de la pensée occidentale.
Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie le défi de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un penseur marquant.
Le 9 octobre dernier marquait l’anniversaire de la disparition du philosophe Jacques Derrida, dont l’oeuvre prolifique marqua le paysage intellectuel de la seconde moitié du XXe siècle. Auteur d’une oeuvre exigeante et du concept de « déconstruction », Derrida n’a jamais cessé de remettre en question les présupposés de la pensée occidentale et d’en ébranler les a priori, notamment à l’égard de ce qu’on appelle en philosophie la « métaphysique ».
La déconstruction — qui vise non pas à détruire ou à nier le sens de l’être, des identités ou des origines, mais à ouvrir l’espace d’un questionnement quant à nos certitudes — eut pour effet de multiplier les incompréhensions et prêta le flanc à de multiples attaques et polémiques.
Une méconnaissance du travail et de l’enseignement de Derrida dans ses séminaires, par exemple, en a mené plusieurs à le considérer comme un penseur « dangereux ». Pourtant, aujourd’hui plus que jamais peut-être, l’oeuvre de ce philosophe nous rappelle la nécessité de penser à contretemps, et contre soi-même aussi, c’est-à-dire là où la pensée critique se prend elle-même pour objet et où, en cours d’élaboration, elle est toujours déjà en train de s... [Courte citation de 8% de l'article original]
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