Le mercredi 23 octobre, la justice groenlandaise a prolongé la détention de Paul Watson pour la quatrième fois, jusqu'au 13 novembre (FranceInfo avec AFP).
La semaine précédente, les avocats du fondateur de Sea Shepherd, sous la menace d’une extradition vers le Japon, avaient tenu une conférence de presse annonçant que l'activiste canadien avait demandé l’asile politique à Emmanuel Macron.
Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, s'était alors confiée à GEO en vidéo sur l’affaire. Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous.
Pourquoi les autorités nippones avaient-elles émis un mandat d'arrêt international à l'encontre de Paul Watson ?
Lamya Essemlali : Il faut distinguer la raison officielle de la raison officieuse. La raison officielle, c'est que le Japon accuse Paul Watson d'avoir blessé des marins japonais, d'avoir endommagé une propriété privée du Japon – en l'occurrence, un filet anti-abordage – ainsi que d'actes de hooliganisme dans le cadre de ses opérations contre la chasse baleinière japonaise.
En réalité, il s'agit d'une démarche de vengeance de la part des autorités japonaises vis-à-vis de Paul Watson pour ses campagnes contre la chasse baleinière, mais aussi pour la série télévisée "Whale Wars (Justiciers des mers)" [États-Unis, 2008] qui a permis à des millions de personnes de prendre conscience des agissements du Japon dans le sanctuaire baleinier en Antarctique, c'est-à-dire le fait de tuer illégalement des milliers de baleines.
De quand datent les faits ?
Le fait déclencheur s’est produit en 2010, lorsque le Shōnan Maru 2 (navire baleinier japonais, NDLR) a percuté et coulé l’Ady...
[Courte citation de 8% de l'article original]