À Sim’hat Torah 5784 – le 7 octobre 2023 – nous avons vécu l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire de l’État d’Israël. Depuis, des centaines de soldats et de civils ont été tués, il y a encore 101 otages à Gaza et la guerre continue au Sud et au Nord. À la lumière de tout cela, comment devrions-nous observer Sim’hat Torah cette année ?
En effet, il s’agit d’un dilemme difficile. Après tout, il nous est ordonné dans la Torah de nous réjouir à Souccot (Lév. 23 :40 ; Deut. 16 :14-15) et à Chavouot (Deut. 16 :11), et les Sages ont déduit de ces versets qu'il existe un commandement positif de se réjouir lors des fêtes (Pesachim 109a ; Maïmonide, Lois de Yom Tov 6 : 17-18 ; Sefer HaChinukh, Mitzvah 488).
De plus, « Sim'hat Torah », comme son nom l'indique, est un festival de chants, de danses et de joie suprême visant à célébrer l'achèvement de la lecture de la Torah. Comment pouvons-nous combler cet écart ?
Une piste de solution se trouve dans un célèbre passage talmudique (Bava Batra 60b). Je cite ici le Baraita sans toute la discussion talmudique :
Nos Sages ont enseigné : Lorsque le Second Temple fut détruit, les ascètes se multiplièrent en Israël pour s'abstenir de manger de la viande et de boire du vin.
On voit des Juifs célébrer Sim'hat Torah au Mur Occidental. (crédit : FLASH90)Le rabbin Josué se joint à leur discussion : « Mes fils, pourquoi ne mangez-vous pas de viande et ne buvez-vous pas de vin ?
Ils lui dirent : « Devons-nous manger de la viande dont les sacrifices étaient offerts sur l'autel, et maintenant cela a cessé ? Boireons-nous le vin qu'on versait en libation sur l'autel, et qui maintenant a cessé ?
Il leur dit : « S...
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