En ce mois d’Octobre rose, le gynécologue et chirurgien rappelle l’importance de la prévention et de la sensibilisation autour du cancer du sein. Des contrôles ou gestes simples qui peuvent, selon lui, sauver des vies.
C’est le cancer le plus répandu chez les femmes au Luxembourg. Chaque année, selon la Fondation Cancer, le cancer du sein touche 565 nouveaux cas au Grand-Duché. Première maladie féminine dans le monde, près d’une femme sur huit en sera touchée au cours de sa vie. Très fréquente, cette maladie est aussi très meurtrière. Selon le service des statistiques de la direction de la Santé luxembourgeoise, sur 540 décès par cancer en 2022, le cancer du sein était responsable de 105 de ces cas. Pourtant, détectée tôt, cette infection sera guérie dans environ 90 % des cas. Mais, comme l’explique le Dr Pit Duschinger, le dépistage reste indispensable.
Quels sont les symptômes récurrents du cancer du sein qui doivent alerter les femmes?
Dr Pit Duschinger : Malheureusement, souvent, il n’y a aucun symptôme. En revanche, si un cancer du sein a eu le temps de grandir, une patiente pourra éventuellement le sentir sous forme d’un durcissement ou d’une « boule« dans son sein. Parfois, il peut y avoir également des altérations au niveau de la peau comme une rougeur au niveau du sein que l’on appelle « une peau d’orange« . La rétractation du mamelon, une grosseur sous le bras ou un écoulement du mamelon sont aussi des signes qui doivent alerter. Cela ne veut pas dire qu’il s’agira forcément d’un cancer, mais il sera important d’en informer son médecin pour pouvoir réaliser au plus vite toutes les démarches diagnostiques.
Une palpation des seins réalisée une fois par an chez un médecin ou régulièrement chez soi peut donc vraiment aider à détecter le plus tôt possible un cancer du sein.
C’est quelque chose que je prêche depuis des années. Un gynécologue qui ne réalise pas cet examen des seins lors des contrôles annuels, même chez une jeune p...
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