Ce que nous disent les sondages à six mois de la présidentielle

Olivier Biffaud - Slate FR - 25/10
Les enquêtes électorales inquiètent les uns, réjouissent les autres et énervent certains observateurs. Elles donnent juste la température du moment.

Parler des sondages sur les intentions de vote à six mois d'une élection majeure, c'est s'assurer de recevoir une volée de bois vert! Il est vrai que les lanceurs de bois aiment bien les enquêtes des instituts de sondage quand elles sont bonnes pour leur paroisse... et qu’ils les jugent détestables quand elles le sont moins. Ne voit-on pas ces responsables politiques ou ces personnalités en piste pour l'Élysée se féliciter bruyamment sur les réseaux sociaux quand leur score d'intentions de vote s'accroît d'un ou deux points et rester totalement muets quand il fait le chemin inverse?

À six mois de l'échéance ou même à trois mois, il est de bon ton de taper sur ces sondages qui tombent jour après jour. Mais celles et ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour les vilipender sont probablement les mêmes qui les scrutent et les dissèquent avec grande attention. Et les candidats ou candidates en lice, déclarés ou potentiels, ne sont sûrement pas en reste. Car tous savent que ces fameuses enquêtes donnent l'état des rapports de force au moment où elles sont réalisées.

Et ce moment, justement, n'est pas tout à fait indifférent. Une succession d'événements montrent qu'une pré-campagne présidentielle très active est déjà largement engagée. Cela ne signifie nullement que l'état des lieux actuel sera l'état des lieux définitif tant on a démontré ici même que le scénario final n'a jamais été écrit à l'avance dans aucun des scrutins de la «mère des batailles électorales» de la Ve République.

Ne pas comparer les données d'instituts différents

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