Qui nous soignera?

Stanley Péan - Le Devoir - 19/10
Avec «Poussière sur la ville», André Langevin raconte l’amour et la pitié à hauteur d’humains.

Une fois par mois, sous la plume d’écrivains du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des oeuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.

Connaissait-on, dans les années 1950, les effets cancérogènes de l’inhalation des fibres d’amiante, ses effets néfastes sur le système respiratoire ? Certainement pas aussi clairement qu’aujourd’hui. Mais s’il est une triste réalité que nous enseigne le dossier de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda, c’est que les exigences de l’économisme ont hélas souvent préséance sur des considérations aussi peu rentables que celles de la santé publique générale et de l’écologie, surtout au pays du capitalisme sans vergogne. Pas vrai, Monsieur le Premier Ministre ?

En tout cas, bien avant que ces préoccupations deviennent courantes dans le discours ambiant, le romancier André Langevin, écrivain de nos jours négligé malgré son importance dans l’histoire de nos lettres, abordait au passage la question dans Poussière sur la ville (1953), oeuvre majeure que l’on relira avec plaisir, comme je l’ai fait récemment.

Salué par le Prix du Cercle du livre de France en 1953, maintes ...
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