L'héritage dissonant de la Terreur révolutionnaire

Sciences Et Avenir - 18/10
Une exposition sur la Terreur révolutionnaire: c'est le pari du musée Carnavalet à Paris. Objets, archives, tableaux, documents exceptionnels témoignent de la réalité de cette période dans le périmètre de la capitale.

L’histoire retient la date du calendrier révolutionnaire : le 9 Thermidor an II. Il s’agit du 27 juillet 1794. Ce jour-là, Robespierre et ses partisans sont arrêtés, mais parviennent à s’échapper grâce à l’aide de la Commune de Paris (l’autorité gouvernante de la capitale durant la révolution) et se réfugient dans l’hôtel de Ville. Là, se saisissant d’un papier à en-tête de la Commune, Robespierre rédige un appel à la section parisienne des Piques. Treize lignes qu’il commence à signer… mais interrompt son geste après avoir écrit les deux premières lettres de son nom.

Le document est l’une des pièces exceptionnelles de l’exposition "Paris 1793-1794, une année révolutionnaire" au musée Carnavalet à Paris, qui a ouvert le 16 octobre 2024. Avec la signature tronquée "Ro…" et une tache de sang séché au bas de la page qui disent tout de l’urgence du moment. "On l’a fait analyser, ce n’est pas le sang de Robespierre", précise Anne Zazzo, conservatrice en chef du musée et membre du commissariat scientifique...
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