La Banque centrale européenne (BCE) a approuvé ce jeudi une nouvelle baisse des taux d'intérêt de 25 points de base - la troisième depuis qu'elle a décidé de les baisser en juin pour la première fois en huit ans - pour atteindre 3,25%, une décision qu'elle n’aura pas d’effets immédiats sur l’économie réelle. La politique monétaire nécessite, comme la conduite d’un paquebot, beaucoup d’anticipation, car même si nous tournons le gouvernail aujourd’hui, le navire ne fera pas la même chose avant un certain temps.
C'est ce qu'on appelle le problème des retards, qui sont internes, car parfois les banques centrales elles-mêmes tardent à prendre des décisions lorsqu'elles voient les premiers signes de l'économie, et également externes, car leurs décisions mettent parfois du temps à affecter les décisions des agents économiques, consommateurs ou entreprises. Ces derniers s'adaptent plus ou moins vite à la nouvelle tendance en fonction de leur formation financière.
Le mandat principal de la...
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