Le rôle déterminant de la Croix-Rouge : comment les soins sont garantis dans les hôpitaux des zones de conflit

Infobae - 17/10
Dans une interview exclusive avec Infobae, le professeur Gilles Carbonnier, vice-président du Comité international de l'entité, a réfléchi sur les Conventions de Genève sur la protection et la sauvegarde des personnes touchées par la guerre et sur le rôle précieux du personnel de santé.
Professeur Gilles Carbonnier, vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au siège de la Croix-Rouge argentine à Buenos Aires (Gustavo Gavotti)

La guerre et la violence détruisent les communautés et les pays du monde entier. Ils ont un impact dévastateur sur la santé mentale et le bien-être psychosocial de millions de personnes. Dans ce contexte, la Croix-Rouge joue un rôle essentiel, en fournissant une aide humanitaire et un soutien psychosocial aux personnes confrontées au déplacement, aux pertes et aux blessures dans les hôpitaux des zones de conflit, protégées par les Conventions de Genève.

Selon le Guide de santé mentale et de soutien psychosocial du Comité international de la Croix-Rouge, « les personnes touchées par les conflits et la violence risquent de mourir, d'être forcées de déménager, de perdre des êtres chers et de subir des blessures, entre autres dangers et besoins. soins médicaux pour traiter leurs problèmes physiques et psychologiques. Dans ce contexte, les établissements et unités de santé, y compris les hôpitaux, ne doivent pas être attaqués.

C’est ici que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) fournit un service humanitaire immense et inestimable. Dans une interview exclusive pour Infobae, le professeur Gilles Carbonnier, vice-président de cette entité, a expliqué l'engagement de cette organisation indépendante et neutre qui a pour mission de fournir une protection et une assistance humanitaire aux personnes touchées par les conflits armés et autres situations de violence. De la même manière, il a détaillé le scénario des hôpitaux dans les zones de conflit.

En 2024, cela fera 75 ans depuis l’approbation des quatre Conventions de Genève, célébrées en 1949. « Les conventions du droit international humanitaire sont universelles et le consensus est de protéger les civils dans les conflits, la mission médicale, les hôpitaux et les ambulances. que les gens puissent avoir accès aux services de santé et que les blessés soient soignés », a déclaré Carbonnier.

06/01/2021 Un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la ville de Gaza Europe Presse/Contact/Ashraf Amra

En vertu du droit international humanitaire (DIH), les établissements et unités de santé, y compris les hôpitaux, ne doivent pas être attaqués. Cette protection s'étend aux blessés et malades, ainsi qu'au personnel médical et aux transports sanitaires.

Conformément au droit international humanitaire (DIH), tous les blessés et malades, quel que soit le camp auquel ils appartiennent, bénéficient des droits généraux suivants :

• Être respecté (ne pas subir de mauvais traitements ou d'attaques contre son intégrité physique ou sa vie)

• Être protégé (c'est-à-dire être assisté et préservé des dommages perpétrés par des tiers)

• À rechercher et à collecter

• Recevoir des soins ...
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