Ethiopie: dans un marché d'Addis Abeba, rien ne se perd, tout se transforme

France Guyane - 15/10
Un sac hors d'âge posé sur le dos, Dereje Enigdamekonen avale dès l'aube les kilomètres dans les venelles du marché du Merkato, dans la capitale éthiopienne Addis Abeba. «Korale, korale», lance-t-il régulièrement. 

"Korale", c'est un néologisme en amharique, la langue nationale en Ethiopie, pour désigner ces milliers de collecteurs, des hommes dans leur immense majorité, qui achètent ou récupèrent jerricans, matériels électriques, chaussures et autres pelles, la plupart du temps en mauvais état. 

Ces objets sont ensuite soit restaurés pour leur donner une seconde vie, soit démontés pour récupérer certaines pièces détachées, ou bien encore transformés.

Dereje Enigdamekonen, 45 ans, fait ce travail depuis environ un an, "qu'il fasse soleil ou qu'il pleuve", ...
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