À Blois, d'anciens captifs africains retrouvent leur identité et des descendants

Martinique France Antilles - 14/10
«Témoignages exceptionnels» de l'histoire de l'esclavage, 53 bustes d'anciens captifs du XIXe siècle, qui dormaient depuis 80 ans dans les réserves du château royal de Blois (Loir-et-Cher), viennent de sortir de l'oubli grâce à une historienne parvenue à leur restituer une identité.

Pour aboutir à ce résultat, Klara Boyer-Rossol a analysé pendant six ans les carnets de l'ethnographe Eugène Huet de Froberville et sa collection de bustes moulés en plâtre, réalisés en 1846 sur d'anciens captifs déportés de l'Afrique orientale à l'île Maurice. 

"J'ai pu recouper les informations qui apparaissent sur les bustes et ainsi identifier la quasi-totalité de la collection et des individus eux-mêmes", explique l'historienne à l'AFP.

Sur ceux qu'elle parvient à nommer, tous, dont une femme, étaient d'anciens captifs, déportés de l'Afrique orien...
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