Les mémoires éponymes de Melania Trump sont un exercice de 180 pages visant à se renvoyer la balle et à éviter les reproches. L'ancienne première dame des États-Unis accuse ses collaborateurs d'avoir plagié Michelle Obama ; souligne à plusieurs reprises son amour pour son mari même si elle prétend détester les menteurs menteurs qui mentent ; et déclare l’avortement comme un droit fondamental, sans s’arrêter pour considérer le rôle de Donald Trump en l’attaquant via la Cour suprême des États-Unis.
Melania n'est en aucun cas une lecture exhaustive, mais elle amène le lecteur à se demander pourquoi elle a choisi de mettre son âme à nu quelques semaines seulement avant les élections. Ou si Kamala Harris pourrait canaliser ses préférences politiques avec plus de précision que son mari, une fois de plus le candidat républicain.
De nombreux sujets manquent. Sans surprise, Melania n’a rien à dire sur les autres femmes de la vie de son mari : E Jean Carroll (la femme diffamée et agressée sexuellement par Donald) ; Stormy Daniels (la star de cinéma pour adultes dont les paiements discrets ont conduit à la condamnation pénale de Donald) ; Karen McDougal (l'ancienne Playmate de Playboy qui a également eu une liaison avec Donald). Il y a moins d’une poignée de...
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