La démocratisation inachevée du système éducatif québécois

Pierre Canisius Kamanzi - Le Devoir - 12/10
Le rapport Parent devait mettre fin aux pratiques institutionnelles élitistes.

Une fois par mois, Le Devoir d’éducation veut proposer des contributions enrichissantes, qu’elles proviennent de chercheurs et de praticiens du milieu de l’enseignement ou d’autres personnes qui ont réfléchi à l’état de notre système d’éducation.

En 1966, la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec, mieux connue sous le nom de commission Parent, soumettait au gouvernement québécois le dernier tome de son rapport qui allait servir de guide pour mettre en place des réformes scolaires successives. Dans la foulée des projets de la Révolution tranquille, le développement de l’éducation n’était pas considéré seulement comme une clé essentielle de la formation d’une main-d’oeuvre qualifiée et de la modernisation de l’économie, mais aussi et surtout comme un instrument de justice sociale.

« Qui s’instruit s’enrichit », tel était le slogan véhiculé par le gouvernement libéral de Jean Lesage dans le but de mobiliser la population québécoise à se scolariser et à améliorer ses conditions de vie. La réforme Parent soulignait l’urgence de mettre en place un système scolaire capable de répondre à la demande croissante d’une main-d’oeuvre qualifiée dans une société en pleine industrialisation et une économie plus que jam...
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