Mise à jour sur l'Iran, 11 octobre 2024

ISW - 12/10
La 91e Division de Tsahal s’est emparée d’un terrain dans une zone non précisée du sud du Liban pour empêcher les tirs directs du Hezbollah sur Israël, soutenant ainsi l’objectif de guerre déclaré d’Israël consistant à renvoyer les civils israéliens vers le nord.

Mise à jour sur l'Iran, 11 octobre 2024

Johanna Moore, Siddhant Kishore, Carolyn Moorman, Ben Rezaei, Alexandra Braverman, Buckley DeJardin et Brian Carter

Date limite d’information : 14 h HE

L’Iran Update donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran à l’étranger qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains. Il couvre également les événements et les tendances qui affectent la stabilité et la prise de décision du régime iranien. Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et de l’Institute for the Study of War (ISW) fournissent régulièrement ces mises à jour en fonction des événements régionaux. Cliquez ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW des opérations terrestres israéliennes. Cette carte est mise à jour quotidiennement aux côtés des cartes statiques présentes dans ce rapport.

Le CTP-ISW définit « l’Axe de la Résistance » comme l’alliance non conventionnelle que l’Iran a cultivée au Moyen-Orient depuis l’arrivée au pouvoir de la République islamique en 1979. Cette coalition transnationale est composée d’acteurs étatiques, semi-étatiques et non étatiques qui coopérer pour garantir leurs intérêts collectifs. Téhéran se considère à la fois comme faisant partie de l’alliance et comme son leader. L’Iran fournit à ces groupes différents niveaux de soutien financier, militaire et politique en échange d’un certain degré d’influence ou de contrôle sur leurs actions. Certains sont des mandataires traditionnels très sensibles aux orientations iraniennes, tandis que d’autres sont des partenaires sur lesquels l’Iran exerce une influence plus limitée. Les membres de l’Axe de la Résistance sont unis par leurs grands objectifs stratégiques, qui incluent l’érosion et éventuellement l’expulsion de l’influence américaine du Moyen-Orient, la destruction de l’État israélien, ou les deux. Poursuivre ces objectifs et soutenir l’Axe de la Résistance à ces fins sont devenus les pierres angulaires de la stratégie régionale iranienne.

Nous ne rapportons pas en détail les crimes de guerre parce que ces activités sont bien couvertes par les médias occidentaux et n’affectent pas directement les opérations militaires que nous évaluons et prévoyons. Nous condamnons catégoriquement les violations du droit des conflits armés et des Conventions de Genève ainsi que les crimes contre l'humanité, même si nous ne les décrivons pas dans ces rapports.

La 91e Division de Tsahal s’est emparée d’un terrain dans une zone non précisée du sud du Liban pour empêcher les tirs directs du Hezbollah sur Israël, soutenant ainsi l’objectif de guerre déclaré d’Israël consistant à renvoyer les civils israéliens vers le nord.[1] Un correspondant militaire israélien a rapporté que les forces israéliennes se sont emparées du territoire le long des crêtes et des collines juste à l'intérieur du Liban quelques jours après l'opération terrestre qui a débuté le 1er octobre.[2] Le correspondant militaire a rapporté le 10 octobre que les forces israéliennes continuaient à nettoyer les infrastructures militaires du Hezbollah des zones rurales. Les combattants du Hezbollah ont déjà utilisé les territoires ruraux le long de la frontière israélienne pour tirer des armes à tir direct, telles que des missiles guidés antichar et des canons antichar, ciblant les forces israéliennes et les civils.[3] Empêcher le Hezbollah d’utiliser ces zones pour ses armes à tir direct ne signifie pas qu’Israël a atteint son objectif de ramener les civils israéliens dans leurs foyers du nord, car le Hezbollah peut toujours tirer avec des armes indirectes à plus longue portée, telles que des roquettes et des mortiers.[4 ] Ces opérations perturbent cependant la capacité du Hezbollah à utiliser certains de ses systèmes d’armes pour cibler les villes frontalières israéliennes.[5]

Les forces israéliennes semblent également avoir sécurisé au moins partiellement certains villages du sud du Liban étant donné la présence de journalistes israéliens et de véhicules d’ingénierie non blindés. Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont guidé les journalistes israéliens à travers les villes du sud du Liban le 10 octobre pour rendre compte de l'état des opérations israéliennes dans la région.[6] Sécuriser un village nécessiterait que les forces israéliennes empêchent le Hezbollah d’utiliser contre lui des armes à tir direct ou indirect.[7] Un commandant ne sécurise généralement une zone que pour une période limitée dans le temps. La présence de ces journalistes et de ces véhicules non blindés suggère que certains...
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