Date : 07 octobre 2024 à 09:54
Charles Michel, Premier ministre belge de 2014 à 2019 et actuel président du Conseil européen, dont le mandat se terminera fin novembre, en s’inquiétant du sort de l’Europe dans un monde impitoyable, a déclaré en ces termes : «Ces dernières années, on voit bien qu’il y a un cocktail d’incidents, de crises et de guerre, ce qui est extrêmement dangereux. Je lance au nom de l’Union européenne un appel à se ressaisir». Le parallèle avec le Sahel, où le soutien accordé aux groupes armés du Sahara occidental contre le Maroc et le même soutien apporté au Nord du Mali contre les populations civiles est établi à la tribune des Nations unies par le Maroc, lors du débat général de la 79ème session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (Onu). Aucun pays, ni même les deux “énergumènes” algériens n’ont pu s’inscrire en faux au discours du représentant marocain, Omar Hilale. Ce qui donne du poids aux arguments développés par le Vice Premier ministre du Mali en la personne du Colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, ce 28 septembre 2024 à New York. Dans son discours, le Colonel Abdoulaye Maïga, portant la Parole du Gouvernement de la République du Mali, a insisté sur le rôle joué par l’Algérie avant que le Maroc ne mette en évidence cette réalité occultée par bon nombre de pays. Devant cette auguste assemblée, après avoir adressé les chaleureuses salutations du Chef de l’État, colonel Assimi Goïta, du gouvernement et du peuple malien, Abdoulaye Maïga a rappelé à l’organisation internationale son but premier qui est de «préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances». Abordant le thème de cette 79ème session ordinaire – «Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour la promotion de la paix, du développement durable et de la dignité humaine pour les générations présentes et futures» – il s’interroge si le choix du thème est un pur hasard ou l’expression logique d’une construction mentale. Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, «force est de constater, malheureusement, que se pose, encore, avec forte acuité, la problématique de la préservation des générations : non seulement celles du futur, mais également la nôtre». Invitant l’organisation commune à « une évaluation objective, avec des recommandations réalistes de notre système collectif (…) salvatrice pour notre devenir», il reconnaît la pertinence du thème du jour qui est d’une actualité brûlante «tant il est vrai que les tensions et les guerres en cours continuent, hélas, de menacer la paix et la sécurité internationales, le développement et les droits fondamentaux des populations». Selon lui, le parallèle avec ce qui se déroule au Mali est remarquable, puisque depuis 2012 que le pays vit sa crise sécurité et multi...