Ici, en une soirée, c'est le cas pour la scène. Un sujet incendiaire, une première pièce extraordinaire, une mise en scène fluide, un jeu d'acteurs de premier ordre. Tout sur l'aile. Au centre des Tours géantes de Mark Rosenblatt, John Lithgow, magnifique en Roald Dahl : passionné et aigre, espiègle et tyrannique.
Grand et voûté, son long visage semblable à une lanterne magique au-dessus de laquelle voltigeent des moues, des pincements et des grimaces, il prononce le nom de son éditeur américain Farrar, Straus et Giroux (FSG) avec le « Giroooux » allongé avec mépris, comme s'il s'agissait d'une affectation française. . Au cours de la pièce, il devient terrifiant, mais la monstruosité est influencée par la vive affection de sa future épouse, qui ne vole pas : Rachael Stirling apporte une intelligence posée – de travers mais pas méchante – à un rôle finement écrit.
L’occasion de la pièce est réelle : une critique de livre de Dahl datant de 1983, dans laquell...
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