Donald Trump est revenu sur le site où il a échappé de peu à l'assassinat en juillet, poussant les boutons émotionnels de ses partisans et suggérant que ses opposants politiques « ont peut-être même tenté de me tuer » pour l'empêcher de regagner la Maison Blanche.
Le candidat républicain à la présidentielle – et éternel showman – a organisé samedi un spectacle sans vergogne sentimental à Butler, en Pennsylvanie. Il a été rejoint par le milliardaire Elon Musk, qui a affirmé sans fondement que si les partisans de Trump ne se mobilisent pas, « ce seront les dernières élections ».
Leur apparition commune devant une foule enthousiaste de milliers de personnes a couronné les heures de programmation apparemment destinées à mythifier la fusillade du 13 juillet contre la base Trump exactement un mois avant l’élection présidentielle.
Le rassemblement s'est déroulé, avec une sécurité renforcée, sur le même terrain où Trump a été écorché à l'oreille droite et où un participant au rassemblement – le pompier Corey Comperatore – a été tué lorsqu'un homme armé a ouvert le feu. L'assassin potentiel, Thomas Crooks, 20 ans, de Bethel Park, en Pennsylvanie, a été tué par balle par un tireur d'élite des services secrets.
Une photo de Trump debout, le visage ensanglanté, levant le poing et criant « Combattez ! » est devenu l'image indélébile de sa campagne. Pourtant, la décision de Joe Biden, une semaine plus tard, de se retirer et de soutenir sa vice-présidente, Kamala Harris, a volé la vedette à Trump et modifié la trajectoire de la course.
Samedi, Trump est devenu le premier ancien président à revenir sur les lieux de sa tentative d'assassinat et à l'utiliser comme une arme à des fins politiques. Sa campagne visait à retrouver l’aura de leur candidat en tant que héros et martyr.
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