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Rencontre avec Thomas Dutronc: « Vivre un peu heureux, ça devient très coûteux »
Par Charlotte Vanbever - SudInfo -
05/10
Cet entretien détendu -avec l’engageant Thomas Dutronc, difficile de faire autrement!-, a eu lieu fin septembre, un mois qu’il qualifie «de pire mois» pour lui parce qu’on «essaie alors de retenir l’été en vain», nous dit-il. De l’été, ça tombe bien, il y en a dans son dernier et délicieux album, «Il n’est jamais trop tard». Mais trop tard pour quoi? Thomas évoque dès lors avec nous le temps qui passe, nous donne sa définition de la vie rêvée, parle de ses parents (un peu) et de sa passion pour la musique (beaucoup)…
Thomas, le fait de profiter de chaque minute résonne souvent chez vous et encore plus ici avec «Il n’est jamais trop tard». Cette phrase, vous vous l’êtes toujours dite où elle est arrivée en voyant le temps s’enfuir?
C’est quand même toujours cette histoire de carpe diem, de «vivez heureux aujourd’hui, car demain il sera trop tard». C’est toujours ce thème qui m’est cher. Plus d’une fois, j’ai le souvenir d’écouter de la bonne musique avec des amis, et de ne pas du tout pouvoir dire «bon, les mecs, faut qu’on se couche parce que demain on va être crevés». On est trop bien, on se dit «tant pis, on verra demain». En plus, avec l’âge, le temps qui avance, c’est vrai que c’est bien de se dire qu’on peut toujours faire des choses incroyables, qu’on peut tout faire. C’est la passion, l’envie qui comptent avant tout.
Vous parlez du temps qui passe. «Au bout de votre âge», pour paraphraser le poème d’Aragon que vous mettez en musique, qu’avez-vous trouvé?
C’est une question difficile parce que en plus comme là je commence à être fatigué, un peu au bout du rouleau, je peux commencer à être un tout petit peu déprimé, à voir les choses de manière négative. Là, je suis arrivé de Corse pour parler de cet album et j’étais remonté comme un coucou. Mais je commence à être un peu fatigué et à penser à des trucs un peu plus tristes. J’ai hâte de partir en tournée parce que, au bout de mon âge, je me rends compte que tout ce que j’aime c’est jouer de la musique. Je suis heureux dans la nature aussi. Là, je suis à Paris depuis le 5 septembre... [Courte citation de 8% de l'article original]
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