«Une Espagnole, future présidente en France?», s'interroge le quotidien espagnol La Razón. Nous sommes le 13 septembre. La veille, Anne Hidalgo vient de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle française. De l'autre côté des Pyrénées, la presse réagit. Comme à chaque pas dans la carrière politique de la maire de Paris. Née dans une province défavorisée du sud de l'Espagne, elle a toujours entretenu un lien privilégié avec ce pays, hanté par une mémoire dont elle représente un fragment et où sa trajectoire attire l'attention, voire suscite l'admiration.
«Il y a un intérêt particulier pour elle en raison de son origine», confirme Marc Basset, correspondant à Paris du quotidien espagnol El País. Il a lui-même rencontré plusieurs fois la candidate socialiste à la fonction suprême. «Nous nous intéressons aux candidats français en général. Mais il est vrai qu'Anne Hidalgo reçoit plus d'attention que n'en recevrait un autre à égalité de situation dans les sondages [elle n'est créditée que de 4 à 7% des intentions de vote, ndlr]. Il y a une sorte de patriotisme soft, un regard bienveillant et fier qu'une Espagnole soit maire de Paris.»
Anne Hidalgo accueille le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez alors qu'elle assiste au 40e Congrès du Parti socialiste espagnol (PSOE), lors de la Feria de Valencia le 15 octobre 2021. | Jose Jordanie / AFP
Rebelote, la semaine du 11 octobre. À Madrid, les grands quotidiens s'empressent d'annoncer la désignation de cette «Espagnole» comme candidate officielle du Parti socialiste (PS). Pour sa première sortie post investiture, à Valence, à l'occasion du Congrès du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), elle se montre aux côtés de Pedro Sánchez, président socialiste du gouvernement espagnol. La presse est là. Article après article, les journalistes rappellent qu'Anne Hidalgo est titulaire de la nationalité espagnole, ou qu'elle est née dans ...
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