En Nouvelle-Calédonie, le village minier de Thio ne se porte plus nickel

Les nouvelles Caledoniennes - 30/09
Depuis la fermeture des mines SLN à Thio, à la suite des violences du 13 mai, les salariés sont au chômage, les médecins sont partis, les distributeurs de billets et les pompes à essence sont vides… C’est un village fantôme qui vit de la débrouille et sur ses souvenirs de ville dynamique d’il y a 100 ans.

Les temps sont durs pour Alcide Tieoue. Le Calédonien s’en sort en troquant du manioc ou du poisson, depuis que le poumon économique de sa commune a fermé : la mine de nickel qui avait fait de Thio un bassin prospère, devenu village fantôme.

Jusqu’à sa fermeture dans la foulée des émeutes qui ont embrasé la Nouvelle-Calédonie en mai, la mine, adossée au plateau rocheux et ocre façonné dans la montagne, faisait vivre tout le village de la côte est, un temps surnommé "Nickeltown".

Voilà plusieurs mois que la SLN (Société Le Nickel), durement touchée pendant les violences, n’a pas rouvert, poussant quelque 450 employés et sous-traitants comme Alcide Tieoue vers le chômage partiel, une aide qui touche à sa fin.

À Thio, le 13 mai 2024, des militants étaient mobilisés depuis le dim...
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