Faut-il le rappeler, il ne faut pas confondre style et design. Le premier ne s’intéresse qu’au plaisir des yeux, le second, bien plus difficile, y ajoute les contraintes liées à la fonctionnalité, la faisabilité ou encore le prix de revient. A ce petit jeu, le designer Bruno Sacco, décédé le 19 septembre dernier, s’est particulièrement distingué : sous sa direction, des modèles exceptionnels ont été créés qui aujourd’hui font encore la démonstration de leur validité.
La Stubebaker Starlight coupé a été une révélation pour Bruno Sacco : elle l'a convaincu de devenir un grand designer en 1951.Si certains pontes du design se signalent par leur exubérance, Bruno Sacco étonnait par sa discrétion. Né le 12 novembre 1933 à Undine, en Italie, Sacco a étudié à l’université polytechnique de la Turin, dont il sort diplômé en 1951 en… géodésie. Mais, cette année-là, il alors qu’il fait du vélo, il tombe en arrêt devant une Studebaker Starlight de 1950, une création du studio Loewy. C’est la révélation : il dessinera des voitures. Il se fait engager chez le carrossier Ghia, fin 1955, où il apprend de Sergio Sartorelli, créateur notamment de la Volkswagen Typ 34 dite « Karmann-Ghia ».
Si la très élégante Mercedes SL W113, ici en 1963, est majoritairement l'oeuvre de Paul Bracq, le fameux toit "pagode" est dû, apparemment, à Bruno Sacco.En 1957, il fait la connaissance de Karl W...
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