Opération « Reconquête de l'Espagne » : l'invasion du Val d'Aran

MSN - 29/09
Il y a 80 ans, 11 000 guérilleros espagnols entraînés contre les nazis entraient en Espagne dans le but d’aider les alliés à éliminer le dernier bastion du fascisme dans le monde. Ce fut une autre défaite, une autre déception, une autre trahison. Le Mémorandum précédent - Faim, pauvreté et animaux domestiques : du « chat rôti » du cuisinier de Ferdinand Ier de Naples à Donald Trump. Derniers jours de l'été 1944. Transformé la Libération Nationale Comité du...

Il y a 80 ans, 11 000 guérilleros espagnols entraînés contre les nazis entraient en Espagne dans le but d’aider les alliés à éliminer le dernier bastion du fascisme dans le monde. C'était une autre défaite, une autre déception, une autre trahison

Le précédent Mémorandum - Faim, pauvreté et animaux domestiques : du « chat rôti » du cuisinier de Ferdinand Ier de Naples à Donald Trump

Derniers jours de l'été 1944. Le Comité de Libération Nationale de la Résistance se transforme en Gouvernement Provisoire de la République Française et après la libération de Paris le 24 août 1944 et de Vichy France, qui débute avec le débarquement des troupes alliées Dans le sud-est de la France, l'opération Dragoon du 15 août, de l'autre côté des Pyrénées, a déployé une armée de 11 000 guérilleros espagnols, préparés à l'action et euphorisés par les victoires alliées contre le nazisme, dont beaucoup ont été réalisées par eux-mêmes.

Ils attendaient les ordres de l'Union Nationale (ONU, ou UNE : Union Nationale Espagnole), une organisation politique unitaire fondée en 1942, ouverte aux partis politiques démocrates et antifranquistes – dont les carlistes, les « Juanistas » et les catholiques – et dont Par conséquent, seule la Phalange a été exclue, même si, comme elle était promue et supervisée par le Parti communiste espagnol (PCE), seuls les représentants de certains des autres partis sont entrés individuellement, tandis que ceux-ci, dans lesquels la méfiance à l'égard des communistes était répandue dans le dernières années de la République et de la guerre, ils préférèrent comme entité politique unitaire le Conseil de Libération Espagnol (JEL), fondé en 1943 par les républicains exilés au Mexique, ou l'Alliance des Forces Démocratiques, créée en Espagne à la fin de 1944 par les « priétistes » du PSOE et des secteurs républicains et de la CNT (et auxquels le PCE, dissous l'ONU, finira par adhérer en 1946).

L'ONU était, en effet, l'« invention » de Jesús Monzón Recáraz (Pampelune, 1910-1973), un dirigeant communiste particulier et un personnage curieux qui, à cause de la censure dénigrante du parti, n'a fait qu'occuper, comme si nous devions disons, une page de notes de bas de page de l'histoire de l'Espagne du XXe siècle, bien qu'il ait été un homme politique remarquable tant par sa carrière que par sa capacité d'organisation et sa volonté d'action. À la fin de la guerre civile, il a fui l'Espagne sur les vols de la direction du PCE vers l'Algérie - dans le même avion que Dolores Ibarruri, Pasionaria - et, entre autres, il a refusé de s'installer au Mexique, comme l'avait ordonné le bureau politique du PCE. depuis Moscou, où les plus hauts dirigeants s'étaient réfugiés, ainsi qu'au Mexique. Il reste dans le sud de la France, comme responsable de facto de la délégation du PCE en France, pour fédérer les communistes en exil et former une véritable ar...
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