Le jour où le Théâtre National a relancé la tragédie de Shakespeare sur un dirigeant qui souffre après avoir refusé de dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, la secrétaire à la Culture Lisa Nandy a prouvé qu’elle n’était pas Coriolanus.
En apparence, du moins, son discours à la conférence travailliste de mardi a dit aux amateurs d’art de gauche exactement ce qu’ils auraient espéré. Il y a eu 14 années d’« indifférence violente » des conservateurs à l’égard des arts, alliée à une politique éducative et au définancement des gouvernements locaux qui ont « effacé la culture et la créativité de nos salles de classe et de nos communautés ». Mais désormais, la communauté culturelle va devenir « un partenaire essentiel du pays que nous cherchons à construire ».
Cela impliquerait de « relancer la révision de la charte pour garantir la survie et la prospérité de la BBC ». Montrant une préférence pour les métaphores impliquant des mouvements de pieds violents, Nandy va également « lancer une révision du Conseil des Arts pour garantir que les arts soient pour tous ».
Quelques heures plus tard, lors de la soirée d’ouverture de Coriolanus au National, de nombreux amateurs d’art groovent en effet sur une musique d’ambiance bien plus attractive que les chansons contestataires anti-arts depuis 2010 : de l’austérité de George Osborne à l’aspérité de Nadine Dorries. D’autres, cependant, ont déploré que la présentation de Nandy par Imogen Grant, une médaillée d’or olympique en aviron – plutôt que, disons, un acteur ou un écrivain – puisse étendre une peur de l’élitisme et de l’excellence de niche qui semble inhérente à la politique artistique travailliste ces dernières années. ...
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