Selon le GIEC, les phénomènes météorologiques extrêmes seront de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Comment les données climatiques peuvent-elles aider ?
Les médias l'ont qualifié d'appel à l'action pour le climat. Le mois dernier, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié un rapport contenant l’avertissement le plus sévère jamais lancé par la science, quant aux répercussions du changement climatique qui affecteront la plupart des régions de notre planète. Le bilan semble presque catastrophique. Le sixième rapport d'évaluation du GIEC, Groupe de travail I, qui examine les changements physiques de notre climat, a été publié après des mois de phénomènes extrêmes ravageurs à travers toute la planète, de la Chine à l'Amérique du Nord, et alors que le souvenir des inondations catastrophiques en Europe était encore dans tous les esprits.
« Ce qui est le plus frappant, c'est que nous voyons le changement climatique se manifester dans toutes les régions de la planète », déclare Robert Vautard, climatologue et directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace. « On peut maintenant l’observer en plein écran et cela donne plus de poids aux projections climatiques », dit-il, ajoutant que trente ans après la publication du premier rapport du GIEC, sa dernière mise à jour est sans doute la plus alarmante. « Elle va bien au-delà des projections au niveau mondial. Elle donne un aperçu des catastrophes majeures qui se produiront au cours des prochaines décennies, des conditions météorologiques extrêmes au manteau neigeux, en passant par les inondations côtières. Il s’agit d’une liste exhaustive, conçue pour être utile. Et surtout, elle est beaucoup plus précise. »
C’est la première fois que le GIEC consacre un chapitre de ses rapports d'évaluation physique aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes en période de changement climatique, examinant le l...
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