« C’est un héritage énorme », s’est dit Alex Moussa Sawadogo après avoir finalement accepté de prendre les commandes du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco), dont la 27e édition se tient du 16 au 23 octobre 2021.
Âgé de 47 ans, il a beau avoir roulé sa bosse dans de nombreux festivals, en tant que directeur de programme, membre de jury, et surtout créateur du Festival des films d’Afrique de Berlin (Afrikamera) en 2007, le voilà aux manettes d’un poids lourd continental.
Lors de la précédente édition, en 2019, le Fespaco avait fêté ses 50 ans. « Il fallait l’inscrire dans un nouveau cinquantenaire, je me suis jeté à l’eau », dit-il dans un spacieux bureau orné de toiles d’artistes du cru, où l’on frappe sans cesse à la porte pour « une urgence ».
Pour Le Point Afrique, il livre ses impressions, à mi-parcours de sa première édition en tant que directeur général.
Le Point Afrique : L’affiche de cette 27e édition du Fespaco est une peinture qui représente une femme à cheval, lance à la main. Pourquoi ce choix ?
Alex Moussa Sawadogo : Habituellement, quand on dit « Fespaco », ça se traduit en image par la statuette de l’Étalon de Yennenga, le grand prix du festival. C’est une photo qu’on retrouve de façon récurrente dans les supports de communication et les médias. Mais quand j’ai pris les rênes de la direction générale du Fespaco, il m’a paru important que la communication soit basée sur un aspect fondamental du festival. Tout le monde ne sait pas qui est Yennenga, et quel rapport cette figure entretient avec le monde d’aujourd’hui. Yennenga est...
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