Breakingviews - Il n’y a pas de débat : les grosses dépenses américaines sont difficiles à vendre

Gabriel Rubin - Reuters - 11/09
Joe Biden est entré à la Maison Blanche dans le but de devenir la seconde venue de Franklin Roosevelt : un président qui répondrait à une crise aux proportions rares en dépensant librement. Il a largement réussi. Mais le prix, ajouté aux dépenses des administrations précédentes, est désormais payé par les deux candidats en lice pour lui succéder.
WASHINGTON, 11 septembre (Reuters Breakingviews) – Joe Biden est entré à la Maison Blanche dans le but de devenir la seconde venue de Franklin Roosevelt : un président qui répondrait à une crise aux proportions rares en dépensant librement. Il a largement réussi. Mais le prix, ajouté aux dépenses des administrations précédentes, est désormais payé par les deux candidats en lice pour lui succéder.
Le premier débat entre la vice-présidente américaine Kamala Harris, candidate démocrate, et l’ancien président Donald Trump, républicain, a montré à quel point l’appétit pour les dépenses coûteuses est limité. Ils se sont affrontés mardi sur de nombreuses questions, notamment l’avortement, le Moyen-Orient et même les théories du complot selon lesquelles des migrants haïtiens mangeraient les animaux de compagnie des autres. Cependant, il manquait de grands projets fiscaux.
Sur le plan économique, Harris a mis l’accent sur la baisse du coût de la vie suite à une inflation anormalement élevée, qui a ralenti pour les consommateurs américains à un taux sur 12 mois de 2,5 % en août. Elle souhaite accorder des allégements fiscaux aux promoteurs immobiliers pour...
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