Massacre du 17 octobre 1961 : pour Alger, Maurice Papon n’a pas agi seul

Adlène Meddi - LePoint - 18/10
Pour des sources officielles, le « président Macron cherche à exonérer l’État français de toute responsabilité ».

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a célébré, ce dimanche, le 60e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 en déposant une gerbe de fleurs au Monument des martyrs surplombant Alger et en observant une minute de silence à 11 heures précises, une disposition décrétée la veille en mémoire aux victimes de la répression de la manifestation parisienne.

Officiellement, Alger n’a pas réagi au geste du président Emmanuel Macron, samedi 16 octobre, quand il déposa une gerbe de fleurs sur les berges de la Seine non loin du pont de Bezons en banlieue parisienne, emprunté par les manifestants algériens il y a soixante ans, reconnaissant, dans un communiqué, que « les crimes commis cette nuit-là sous l’autorité de Maurice Papon sont inexcusables pour la République ».

Mais Alger sem...
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