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Les sept mercenaires : retour sur la bataille d'égos arbitrée par John Sturges
Première -
06/09
Le western culte avec Yul Brynner, Charles Bronson et Steve McQueen est rediffusé ce dimanche sur Arte. Retour au Mexique....
Le western culte avec Yul Brynner, Charles Bronson, James Coburn et Steve McQueen est rediffusé ce dimanche sur Arte. Retour au Mexique....
« Le vieux avait raison. Les fermiers ont gagné. Nous avons perdu. Nous perdons toujours. » balance Yul Brynner désabusé à son compagnon Steve McQueen, avant de tourner le dos à la caméra et de s’enfoncer tragiquement dans le cadre. « This is the end my only friend. » Les Sept mercenaires ne sont alors plus que deux, avec leur solitude en bandoulière. Sale temps pour les cow-boys. Cette séquence qui clôt le film de John Sturges traduit le caractère dépressif de l’ensemble. Le scénario est porté par une indécrottable mélancolie. L’histoire voit une bande de desperados, engagée par des villageois sans défense pour les protéger de dangereux bandits. Une mission à priori banale pour des mercenaires. Elle est surtout une façon de briser la monotonie d’une existence vaine, parce que sans attache. « Nous perdons toujours. » Ces trois mots pourraient servir d’épitaphe à tous les lonesomes cow-boys de l’Ouest américain. En tout cas, ils annoncent ici la fin d’une époque. Sortie en 1960 aux Etats-Unis, Les Sept mercenaires sont à cheval entre Rio Bravo (1959) d’Howard Hawks - quintessence de l’âge d’or ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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